Le temps n'est pas ton ennemi

Ne pas brûler les étapes

Hello,

On court tous après le temps, que ce soit dans notre quotidien ou sur des projets à plus long terme : on veut tout tout de suite, on brûle des étapes au lieu de chercher à construire et on a l’impression que si ça ne marche pas, alors on a perdu du temps.

J’accompagne beaucoup d’athlètes qui ont cette vision là : “si je ne fais pas de podiums aux élites je perds une année”, “si je ne suis pas sélectionné.e en équipe de France en catégorie jeune, ça compromet ma carrière en senior”, “je n’ai pas réussi cette séance, elle n’a servi à rien dans la prépa”.

Bien souvent, ces pensées créent une pression vis à vis de l’entraînement et des compétitions, et cela renvoie au fait qu’on perd du temps si on n’y arrive pas.

Et très peu ont la conscience que chaque action mise en place, chaque réussite et chaque erreur faites, leur ont permis de construire et d’être là où ils en sont aujourd’hui.

Et j’étais aussi dans cette dynamique là : chaque année j’avais pour objectif de me qualifier à un grand championnat sinon c’était une perte de temps pour la suite, ou ça compromettait la suite de ma carrière, je guettais chaque sensation en début de séance et si elles étaient mauvaises c’était foutu ça ne servait à rien…

Sauf qu’avec du recul, c’est un mode de pensée contre-productif. Car dans la réalité, chaque action mise en place, chaque séance faite ou chaque compète ratée a permis d’avancer vers mon objectif long terme. Et finalement, voici le temps qu’il m’a fallu pour atteindre différents objectifs :

  • Il m’a fallu 2 ans pour faire mon premier podium national

  • Il m’a fallu 9 ans pour me sélectionner sur mon premier grand championnat senior

  • Il m’a fallu 1 an pour me sentir légitime dans mon métier

  • Et 1 an encore pour en vivre correctement

Donc est ce que la solution ne serait pas de changer notre vision au temps ?

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Comment prendre du recul et voir le temps autrement ?

  1. Prendre un pas de recul pour mieux rebondir

On a souvent le nez dans ce que l’on fait et on a l’impression d’être surchargé.e et de ne pas avancer, ou au contraire on a une vision large de ce qu’on veut faire mais sans jamais avoir d’action concrète (ce qui est propice à vouloir brûler les étapes pour aller directement au point final).

Le but est donc d’adopter une vision micro quand on a besoin de revenir dans des actions concrètes et de construire, ou d’adopter une vision macro quand on a besoin de prendre du recul.

Pour ça, vous pouvez vous visualiser flotter au dessus de votre entraînement ou votre prépa, et de prendre conscience des étapes à passer avant d’atteindre le résultat final. Ou concentrez-vous sur l’instant présent dans le cas contraire.

  1. Mettre en place des objectifs de maîtrise

Les objectifs de maîtrise sont à différencier des objectifs de résultat. Les objectifs de maîtrise permettent de s’ancrer dans le processus, donc d’être plus dans la construction de notre objectif et moins à courir derrière un résultat.

Un objectif de maîtrise peut être par exemple se concentrer sur sa foulée, sur sa technique, ou d’avoir l’intention de travailler sa concentration.

  1. Apprécier ses réussites, même minuscules

Aujourd’hui on court un marathon, ou on fait un ultratrail comme si on réalisait un 5 bornes au bord du canal du coin. Tout est banalisé et on a l’impression d’être nul.le si on ne réussit pas cet exploit ou tout simplement notre objectif.

Or réussir une séance, passer un cap, ou se sentir évoluer sur quelque chose, ce sont déjà des réussites. Tu peux en prendre conscience et les noter dans un carnet, ce qui te permettra d’apprécier le processus vers ton objectif final et d’arrêter de courir après le temps.

  1. Être dans l’action

On pense tous à après : on valide quelque chose, on nous demande : “et après ?”.

Mais de passer son temps à se projeter ne permet pas de prendre le temps de faire les choses, donc encore une fois on cherche à valider le plus de choses possibles pour aller plus vite vers notre objectif final.

Le but ici est de se concentrer sur l’action que l’on fait dans le présent. Par exemple en portant son attention sur un ressenti spécifique, un point de repère devant nous ou un bruit que l’on fait (le bruit de ta foulée sur le macadam, la sensation de chaleur que produit l’effort…)

Pour finir :

Je te dirai qu’il n’y a pas vraiment d’âge ou de règle : je vois des athlètes en équipe de France qui ont percé à 30 ans passés, qui ont loupé des saisons mais qui sont là celle d’après et qui finissent par atteindre leur objectif.

Et c’est pareil dans l’auto entrepreneuriat : personne n’est millionnaire en 1 jour ! Tout prend du temps et il faut se rétamer sur certains points pour en réussir d’autres.

Ton objectif final c’est comme une graine qu’on arrose. Tu auras beau tirer dessus pour qu’elle grandisse, elle ne poussera pas plus vite.

Donc prends le temps !

Allez sur ces bonnes paroles, si t’es prêt.e à prendre le temps de construire pour performer sur la durée, écris moi :

À bientôt pour la prochaine édition,

Eloïse

Moi c’est Eloïse, la préparatrice mentale des athlètes. 🌱

J’ai performé en tant qu’athlète de haut niveau pendant presque 10 ans, et aujourd'hui je suis passée de l’autre côté de la barrière pour accompagner les sportifs comme toi, dans leur quête de performance tout en préservant leur équilibre. Alors, prêt à performer ?

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